La Chanson du Jour ~ « So far away from L.A. » Nicolas Peyrac | Sharon Tate ou deux vies volées

Sharon Tate


Le 24 janvier 1943, naissait à Dallas, une petite fille qui se prénommait Sharon.

Quelques années plus tard, la petite fille était devenue une jeune fille d’une beauté renversante.

 

Sharon Tate, photographed in 1967 for Valley of The Dolls

Jeune actrice, elle avait rencontré le réalisateur Roman Polanski qui l’avait épousée.



Ils ont formé un couple iconique un peu à la manière de « Gainsbourg et Jane Birkin »…



Et puis, le 9 août 1969, alors qu’elle portait en elle depuis huit mois un petit être qui allait naître de son amour avec Polanski – elle fut sauvagement assassinée avec l’enfant qu’elle portait dans sa maison de Los Angeles.

Par qui ?  Par des membres de la communauté appelée « la famille » dirigée par Charles Manson.

Pourquoi ? Par erreur. Elle était là au mauvais moment et au mauvais endroit …


Sharon Tate photographed by Terry O’Neill in London, July 1969

Elle avait 26 ans … Elle s’appelait Sharon Tate.

Et hier, nous étions le 24 janvier.

Le 19 novembre dernier, 48 ans après la perpétuation de cette horreur, on annonçait le décès de son commanditaire Charles Manson, alors âgé de 83 ans.

Il est donc mort, c’est tout. Comme ça. En prison. Simplement parce qu’il était vieux. Comme l’on meurt tous, plus ou moins à un âge avancé. Enfin, d’une mort que l’on considère comme étant « dans l’ordre des choses »…

Mais quel ordre ? Vraiment ?!

Le fait qu’il soit mort n’est pas choquant en soi. C’est le fait qu’il soit parti à 83 ans – un grand âge tout de même – sans avoir souffert, n’étant atteint d’aucune maladie.

Et c’est inacceptable parce que cela n’a aucun sens !

Parce qu’où se trouve la justice ? Celle des hommes et celle de Dieu.

Certains répondront qu’il n’y a pas de justice sur terre mais qu’elle se fera après la mort … Lui brûlera en enfer – et y brûle déjà – alors que ses victimes sont déjà au Paradis, en paix, dans la lumière du Seigneur et ce, depuis qu’elles ont été assassinées parce que cet être vil, faible, obsédé par sa petite personne, doté d’un ego défaillant, en avait décidé ainsi.

Mais cela ne suffit pas ! C’est bien d’y croire mais c’est aussi bien de n’y pas croire … Non cela ne suffit pas !

Parce que d’une part, c’est insupportable de penser que « des gens bien » meurent jeunes et dans d’atroces souffrances alors que « le mal incarné » lui, s’est éteint paisiblement alors qu’il aurait mérité de souffrir mille morts.

Je ne suis pas pour la peine de mort – à laquelle il avait été condamné lors de son procès en 1971, peine qui fût commuée en prison à perpétuité – mais savoir que ce « gourou » à 10 cents qui n’a évidement jamais émis ni regret ni remord a finalement atteint la notoriété qu’il espérait en commettant des crimes odieux, est littéralement insensé et dépasse mon entendement.

Celui qui voulait être « plus célèbre que les Beatles« , celui qui voulait être avant tout, chanteur, celui qui se prit pour le Christ, celui qui se servit des femmes comme des esclaves sexuelles, ce petit proxénète à la petite semaine, ce criminel par procuration … Ce lâche qui armait les bras de ses adeptes, des jeunes femmes droguées en déshérence, des hippies qui n’étaient pas chic, a été gracié et la beauté pure a été tuée …


Nicolas Peyrac, dans sa si belle chanson « So far away from L.A. »  a rendu hommage à la pauvre Sharon Tate … Qu’elle repose en paix ! Je l’ai toujours aimée … j’ai toujours aimé sa beauté que petite je trouvais fascinante. Et cela n’a pas changé…


Paroles

Quel-ques lu-eurs d’a-é-ro-port
D’é-tran-ges fill’s aux che-veux d’or
Dans ma mé-moir’ traî-nent en-cor’
C’est l’hi-ver à San Fran-cis-co
Mais il ne tom-be ja-mais d’eau
Aux con-fins du Co-lo-ra-do
Et le Gol-den Gate s’en-dort
Sur Al-ca-traz où traîn’ en-cor’
Des san-glots cou-leur de pri-son
Mon-sieur Car-ryl Chess-man est mort
Mais le dou-te sub-sist’ en-cor’
A-vait-il rai-son ou bien tort
So far a-way from L.A.
So far a-go from Fris-co
I’m no one
But a sha-dow
But a sha-dow sha-dow sha-dow sha-dow
Le Queen Ma-ry est un hô-tel
Au lar-ge de Be-ver-ly Hills
Et les col-li-nes se sou-vienn’nt
Des fas-tes de la dy-nas-tie
Qui de Gar-bo jus-qu’à Bo-gey
Fai-saient ré-son-ner leur fo-lie
So far a-way from L.A.
So far a-go from Fris-co
I’m no one
But a sha-dow
But a sha-dow sha-dow sha-dow sha-dow

Pau-vre Ma-da-me Po-lan-ski
D’un seul coup on t’a pris deux vies
Mais qui donc s’en sou-vient i-ci
C’est l’hi-ver à San Fran-cis-co
Je ne trou-ve-rai le re-pos
Qu’aux con-fins du Co-lo-ra-do
So far a-way from L.A.
So far a-go from Fris-co
I’m no one
But a sha-dow
But a sha-dow sha-dow sha-dow sha-dow

Paroliers : Nicolas Peyrac
Paroles de So Far Away From L.A. © Sony/ATV Music Publishing LLC, EMI Music Publishing France

Quelques photos d’une icône … 


Sharon Tate photographed by Peter Mitchell, 1966

Sharon Tate by Shahrokh Hatam



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Alek Wek par Ellen von Unwerth pour « Paper Magazine » Fall 2017 ~ Chapeau Bas !

Alek Wek par Ellen von Unwerth pour « Paper Magazine – Fall 2017 » full look by Christian Cowan, lingerie by Mimi Holliday and shoes by Public Desire

Alek Wek, née le 16 avril 1977 est un mannequin sud-soudanais dont la carrière débute notablement en 1997. Elle a été saluée pour son influence sur la perception de la beauté dans l’industrie de la mode. Originaire de l’ethnie Dinka au Soudan du Sud, elle a dû fuir avec sa famille son pays pour la Grande-Bretagne en 1991 afin d’échapper à la guerre civile au Soudan. Elle vit actuellement à Brooklyn, New York. Elle se fait remarquer dès le milieu de l’année 1997 où elle apparaît pour la robe de mariée, final du défilé de Vivienne Westwood. Quelques mois plus tard, elle tente sa chance à New York, où Steven Meisel lui propose de poser, décrochant ainsi la campagne de pub pour les maquillages François Nars.

 

Alek Wek devient alors très demandée, elle enchaîne les séances photos, les défilés et les couvertures de magazines. En 1999, elle reçoit même le « Vénus de la Mode », qui sacre le meilleur mannequin de l’année. Elle défile pour des créateurs tels que John GallianoDonna KaranCalvin KleinErmanno Scervino et a été plusieurs fois « la mariée » dans les défilés de Christian Lacroix. En 2002, elle est une des actrices de « Frères du désert » aux côtés de Kate Hudson. Au-delà de sa carrière, la top model s’implique dans l’humanitaire, notamment pour Vision Mondiale, une association qui lutte contre le SIDA, et pour Médecins sans frontières au Soudan.

Âgée de 40 ans, elle est fait la couverture de « The Magazine – Fall 2017 » photographiée par Ellen Unwerth dont la photo est issue.

Ellen von Unwerth est une photographe allemande de renommée mondiale spécialisée dans les photos artistiques de charme et de mode. Elle fut mannequin pendant dix ans avant de passer de l’autre côté de l’objectif et devenir ainsi photographe pour des magazines comme Vogue, Vanity FairInterviewThe FaceArena et I-D. Elle est aussi l’auteur de livres de photographies et a participé à l’élaboration de clips musicaux. Ellen von Unwerth est connue pour avoir été la première à photographier Claudia Schiffer et pour avoir remporté le premier prix au « Festival international de la photographie de mode », en 1991. Deux ans plus tard elle réalise les images « The Great Plain » qui marqueront l’histoire de la photographie de mode. Elle a photographié à de nombreuses reprises la chanteuse et actrice Vanessa Paradis.

Son style est reconnaissable parmi tous : son grain, son cadrage serré, les ombres et les noirs et blancs d’une très grande énergie ou les couleurs vives, offrent un regard différent et original de la mode et de la femme.


Vidéo ~ David Bowie in Japan?


Absoluty no idea what’s being said but does it really matter? He is so awesome and adorable…. 1mn of happyness!


Absolument aucune idée de ce qui se dit mais est-ce que cela compte vraiment ? Il est si beau et adorable …1 mn de bonheur !





Les Photos Glamour du Jour ~ Marlon Brando et Marilyn Monroe


Marlon Brando and Marilyn Monroe photographed by Milton Greene to benefit The Actor’s Studio in 1955 for the film premiere of Tennessee WilliamsThe rose tattoo”.




























 

Journée de la Femme ♀ ~ Une femme incomparable – Erin O’Connor en Zac Posen qui glorifie la gente féminine

En ce 8 mars, nous célébrons à travers le monde, les femmes.

J’avoue que je n’ai jamais très bien compris cette célébration. Un jour, seulement ? Et les autres jours alors ? Et puis, de manière simpliste – peut-être pas tant que cela finalement – il y a-t-il une journée de « l’homme » compris comme identité sexuelle ? Non, évidemment …

Alors, ce jour particulier me pose un problème.

Dans l’actualité, aujourd’hui fleurissent les célébrations de femmes qui ont marqué leur temps ; des scientifiques, des artistes, des femmes de “pouvoirs”, des « féministes », des activistes qui ont fait progresser les droits des femmes à travers le monde.

On peut y lire également des revendications ou des reportages sur le quotidien des femmes dans certains pays où leur sort est inacceptable mais recouvre pourtant une tragique réalité.

Parce que sans être “féministe” – ce qui est mon cas – on ne peut nier que la société (les hommes ?) continue toujours de ne pas considérer la femme comme étant l’égale de l’homme en droits et ce même, dans les pays occidentaux les « soi-disant » les plus développés.

Il y aurait beaucoup à en dire.

Pour conclure ce bref survol de situations, vécue par TOUTES les femmes dans le monde, je pense sincèrement que le jour où “la journée de la femme ” disparaîtra des calendriers comme étant un jour à célébrer, alors l’humanité aura réellement progressé !

Cela n’arrivera pas de mon vivant, c’est bien évident. Mais un jour, je l’espère sincèrement.


J’ai pris le parti aujourd’hui, de saisir l’occasion de célébrer non pas la femme, mais “la féminité ”.

Et pour cela, j’ai choisi de prendre pour modèle Mademoiselle Erin O’Connor.

Erin O’Connor est un mannequin britannique qui me fascine. Femme au visage atypique, hors normes, ses défauts sont des qualités, ses imperfections des atouts et leur acceptation la rendent remarquable.

Son visage est taillé dans le marbre et son nez aquilin qui aurait pu la desservir, lui confère au contraire une majesté, une sublime dignité qui en impose.




Le Couturier Zac Posen ne s’etait pas trompé en la choisissant pour son « Défilé Croisière » de 2013.

Elle y incarne une femme d’une grande classe, de celles sans nulle autre pareille  – celles qui ont du chien et le port altier, fière de qui elles sont et avancent sous le regard du monde.





 Pour faire défiler la galerie cliquez sur l’une des photos

 

Photo ~ Carmen Dell’Orifice | Timeless

Juste une photo de l’une des plus belles femmes au monde !

Fashion et Beauty Icone, Carmen Dell’Orifice traverse le temps sans ombrage.

Actrice et mannequin ayant commencé sa carrière à 15 ans, l’âge n’a pas de prise sur elle.

Cette photo récente, prise 70 ans après ses débuts est absolument sensationnelle !

Elle est devenue éternelle.

Elle est aujourd’hui la plus grande modèle de tous les temps.




 

David Bowie ~ A travers le temps – Photos et Poésie

Il y a quelques temps, j’ai retrouvé ce petit texte que j’avais écrit en légende d’une photo que j’avais publiée sur mon Tumblr

Je le partage avec vous ici, en cette semaine où je ne cesse de penser à lui.

***

A travers le temps

A travers le temps, à travers les mers et les océans,

Des goélands s’envolent et planent dans les airs,

Survolant des glaciers, des volcans, des mondes entiers.

Et David Bowie est et sera toujours là …

Laure Myriam Jouili


 

Look of the Day – Amal Clooney se distingue en rouge

 

Amal Clooney



Amal Clooney sait parfaitement choisir ses tenues « costumes bureau », on ne peut le nier.

C’est également en osant le rouge qu’elle exprime ici sa personnalité ; « Je suis une femme élégante, sûre de moi, qui sait imposer mon propre style et m’éloigner des conventions si cela me plaît. »

C’est en tout cas ainsi que j’interprète le choix d’Amal Clooney de porter du rouge pour aller travailler, alors que c’est généralement une couleur que l’on réserve pour les robes de soirées, de cocktail et … autres tapis rouge.

C’est pour moi un message d’indépendance, conscient ou inconscient. Une certaine affirmation de soi. La mode est un langage qui permet de dire qui vous êtes ou même qui vous voulez laisser paraître de ce vous êtes ou non en réalité. La mode est art, plaisir et élégance mais il est aussi l’expression des codes d’une société et des éléments qui composent une individualité.

Ici, Amal Clooney porte une robe rouge, à la coupe très structurée, complexe et originale à la fois, avec d’étonnantes longues manches évasées et nouée à la taille signée Proenza Schouler. Elle a su choisir un sac à mains noir pour trancher avec le rouge ; le noir étant ainsi un subtil rappel des couleurs de ses lunettes de soleil et de celles de sa longue et souple chevelure qui coule sur ses épaules.

Enfin, elle n’a pas non plus commis l’erreur qui aurait consisté à porter des chaussures rouges ou même noires – ce qui à mon sens aurait alourdi sa tenue, manqué d’élégance et lui aurait même donné un petit air « années 80 » dépassé – mais a fait l’heureux choix de chausser de superbes escarpins nude qui tout en apportant une certaine légèreté à son allure ont également le bénéfice de rendre ses jambes encore plus fines et musclées qu’elle ne le sont déjà.

On le voit bien, les accessoires et la manière dont on les choisit est très importante et peut faire toute la différence.


Cette tenue me rappelle une anecdote charmante. J’avais 30 ans et je m’étais acheté le même tailleur – je l’avais trouvé parfaitement coupé et très abordable et puis de toute manière, je fais souvent cela : quand une pièce me plaît, je la prends dans presque toutes les couleurs disponibles et qui sont à mon goût – en 5 couleurs différentes : un noir, un gris clair, un gris foncé, un vert bouteille … Et un rouge ! Exactement de la même teinte que celui de cette robe, peut-être légèrement moins orangé.

Le premier jour que je l’ai porté pour sortir de chez moi, ma grand-mère m’a longuement complimentée et a beaucoup apprécié que je porte cette couleur en tailleur pour aller travailler. Pour moi, c’était assez naturel, pour elle il semble que cela l’était moins, en tout les cas, cela avait plus que retenu son intérêt. Tant et si bien qu’aussitôt partie, elle s’est empressée de téléphoner à ma mère pour lui décrire la manière dont j’étais habillée. Je l’ai appris le soir en rentrant chez moi, ma mère m’ayant appelée et dit d’emblée : « Alors, tu portais un très beau tailleur rouge, paraît-il ? ». Cela m’avait beaucoup touchée que ma chère Grand-Mère aie eu cette attention si touchante envers moi en vantant mes choix vestimentaires du jour à ma mère.

Joli souvenir qui me fait tendrement sourire et me rappelle de bien doux moments.


Et vous, que pensez-vous de cette robe ? De cette couleur ? La porteriez-vous ? Et la porteriez-vous Également pour aller travailler ?

Look of the Day – Bella Hadid


Mardi 6 septembre dernier avaient lieu à Londres les GQ Men of the Year Awards 2016.

Et lors de cet événement, Bella Hadid fut réellement comme une apparition voluptueuse.

C’est dans une sublime robe couleur chair dessinée par Jason Wu pour Hugo Boss que Bella a glissé son corps de rêve.

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Cette couleur était la couleur à choisir absolument afin de mettre en valeur son bronzage estival ; dénudant avec élégance ses sublimes épaules et laissant apparaître une longue jambe fuselée.

De fines bagues argentées à chaque doigt, un collier assorti et de fines sandales métalliques furent la touche finale de cet ensemble particulièrement Glamour.

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Un maquillage lumineux et une longue chevelure brune lissée finirent de faire de Bella Hadid une véritable Madone.

Happy Birthday, Natalie Wood! The Iconic Actress Would Have Turned 76 Today

Natalie Wood, née Natalia Nikolaevna Zakharenko (Наталья Николаевна Захаренко), aussi connue sous le nom de Natasha Gurdin, est une actrice américaine, née le 20 juillet 1938 à San Francisco (Californie) et morte le 29 novembre 1981 près de l’île Santa Catalina (Californie).

Pour ma part, je trouve qu’elle n’est pas reconnue à sa juste valeur tant comme comédienne que comme icône et muse. Le temps a passé et les gens n’en parlent plus comme une référence. 

Un devoir de mémoire s’impose.

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Fille d’une danseuse et d’un directeur de cinéma, tous deux émigrants russes, Natalie Wood commence précocement une intense carrière d’actrice, poussée dans cette voie par une mère très autoritaire voire cruelle. Pour les scènes de larmes, la mère de Natalie allait jusqu’à arracher les ailes d’un papillon pour faire pleurer sa fille et satisfaire les réalisateurs. Un jour, sur un plateau de tournage où Natalie – encore enfant – devait traverser un pont sous une pluie diluvienne, la petite fait une chute et se casse le poignet. Sa mère, effrayée à l’idée que le réalisateur ne renvoie Natalie à cause de cette blessure, n’en informe personne et oblige Natalie à se taire et à continuer le tournage sans la faire soigner. En résultera une malformation osseuse très visible, que Natalie Wood dissimulera toute sa vie sous d’énormes bracelets ou des vêtements. Natalie Wood jouera de nombreux rôles de petites filles, puis d’adolescentes, vivant et grandissant en permanence sous l’œil des caméras, et de sa mère présente sur tous les tournages.

Natalie Wood fait ses débuts au cinéma en 1943 et connaît ses premiers succès en tant qu’actrice-enfant en 1947 dans Le Miracle de la 34e rue. Son second rôle dans La Fureur de vivre (Rebel Without a Cause, 1955) où elle donne la réplique à James Dean, lui permet d’être nommée à l’Oscar et de remporter un Golden Globe en tant que révélation. Elle enchaîne l’année suivante avec La Prisonnière du désert, l’un des plus mémorables films de John Ford où elle incarne le rôle d’une enfant de fermiers enlevée par les Indiens et élevée par eux, jusqu’à ce que son oncle (John Wayne) ne la retrouve.

Les récompenses de début de carrière l’aident à accomplir la transition vers l’incroyable actrice adulte qu’elle sera, avec notamment une deuxième nomination aux Oscars en 1961 pour Splendor In The Grass d’Elia Kazan (La Fièvre dans le sang). La même année, elle tourne dans la comédie musicale West Side Story, et l’année suivante dans Gypsy, vénus de Broadway. Suit une troisième nomination aux Oscars en 1963, pour Une certaine rencontre. Sa carrière se poursuit le long des années 1960 avec notamment Bob et Carole et Ted et Alice (1969).

À partir de ce moment-là, elle diminue la fréquence de ses prestations pour fonder une famille.

En fin de carrière, Natalie Wood remporte un Golden Globe pour la série Tant qu’il y aura des hommes (From Here to Eternity, 1979). Elle participe à de nombreux téléfilms.

Circonstances de son Décès

Sa carrière prend fin dramatiquement le 29 novembre 1981, lorsqu’elle est retrouvée noyée près de l’île californienne de Santa Catalina, où elle passait Thanksgiving. Au moment de sa mort, elle tournait le film de science-fiction Brainstorm, qui sortira sur les écrans près de deux ans après, en septembre 1983. Je m’en souviens comme si cela était hier ; la nouvelle avait été annoncée à la radio, la France était alors en émoi …

Les circonstances de sa mort demeurent floues. En marge du tournage de Brainstorm, Wood et son mari Robert Wagner, ainsi que l’acteur Christopher Walken étaient sur le yacht Splendor avec le capitaine du bateau, mais les témoignages ne concordent pas sur tous les points. Certains témoins l’auraient entendu appeler à l’aide après être tombée dans l’eau. Wagner et Walken affirment le contraire.

L’actrice est retrouvée noyée à deux kilomètres du bateau, en chemise de nuit et chaussettes. Officiellement, sa mort est alors considérée comme une noyade accidentelle, malgré les nombreuses contusions constatées lors de l’autopsie3.

Le 16 novembre 2011, le bureau du shérif de Los Angeles déclare rouvrir l’enquête.

Le capitaine du bateau, Dennis Davern, a livré en novembre 2011 une nouvelle version du contexte de l’accident, qui n’est pas celle de l’époque. Selon lui, il y aurait eu une dispute entre Natalie Wood et Robert Wagner. Ce dernier, après la disparition de son épouse, n’aurait pas tout fait pour la retrouver. Au contraire, il aurait exercé des pressions sur le capitaine pour qu’aucune recherche ne soit lancée dans l’immédiat. Mais l’enquête est close début janvier 2012.

Le 11 juillet 2012, la cause de la mort de Natalie Wood passe du statut « accidentelle » à « non déterminée », ce qui relance une nouvelle fois l’enquête.

Le 15 janvier 2013, la cause de la mort de Natalie Wood est requalifiée en « noyade et autres facteurs indéterminés », en raison de la présence d’ecchymoses sur l’avant-bras droit, le poignet gauche et le cou. Ces blessures auraient été faites avant l’entrée du corps dans l’eau. Ces conclusions relancent les spéculations sur la dispute que Natalie Wood aurait eue avec son mari avant de disparaître.

Natalie Wood est enterrée au Westwood Village Memorial Park Cemetery à Los Angeles.

Hommages 

Chanson Natalie Wood (1980), écrite par Jay Alanski, reprise en 1991 par Jil Caplan ; j’étais alors lors des vacances de Pâques au Pouliguen lorsque j’entendis sur une radio locale cette chanson. Elle fut comme une révélation ; et c’est une chanson que j’ai toujours en tête.

Téléfilm Natalie Wood : Le Prix de la gloire (The Mystery of Natalie Wood), de Peter Bogdanovich, réalisé en 2004, avec notamment Justine Waddell dans le rôle de Natalie Wood, Michael Weatherly (qui joue notamment dans la série NCIS) dans le rôle de Robert Wagner, Matthew Settle dans le rôle de Warren Beatty. Dans ce téléfilm, on apprend notamment que Natalie Wood était hydrophobe ; une diseuse de bonne aventure lui aurait prédit que l’eau lui serait fatale. Natalie Wood n’attachait pas plus d’importance que cela à ces superstitions, mais restait tout de même extrêmement méfiante vis-à-vis des grandes étendues d’eau.

C’est en 1952 qu’elle rencontre Nicholas Ray dont elle tombera éperdument amoureuse. Grâce à lui elle obtiendra le rôle de Judi, premier rôle féminin, dans La Fureur de vivre et sera nommée pour l’Oscar du meilleur second rôle féminin.

En 1954, craignant pour la suite de sa carrière, sa mère l’incite à ne pas porter plainte lorsqu’elle se retrouve hospitalisée à la suite d’un viol par un acteur producteur. En 1956, elle rencontre l’acteur Robert Wagner, qu’elle épousera un an plus tard, le 28 décembre 1957, à Scottsdale en Arizona. Ils se séparent en 1961 puis divorcent le 27 avril 1962. Elle a alors commencé une relation avec l’acteur Warren Beatty. Ce divorce fait les choux gras de la presse.

Elle épouse le scénariste et producteur anglais Richard Gregson, avec qui elle aura une fille, Natasha Gregson Wagner, en 1970.

Après dix ans de séparation Natalie Wood se remarie avec l’acteur Robert Wagner le 16 juin 1972. Ensemble ils auront une fille, Courtney Wagner, née le 9 mars 1974. Pendant quelque temps elle interrompra sa carrière pour s’occuper de ses deux filles et de la fille que Wagner a eue durant leur divorce. Puis elle reprendra sa carrière.

Pour voir les photos défiler en Diaporama,

il vous suffit de cliquer sur l’une d’elles.

 

Filmographie

1943 : The Moon Is Down d’Irving Pichel (non créditée au générique)
1943 : Happy Land d’Irving Pichel (non créditée au générique)
1946 : Demain viendra toujours (Tomorrow Is Forever) de Irving Pichel : Margaret Ludwig
1946 : Amazone moderne (The Bride Wore Boots) de Irving Pichel : Carol Warren
1947 : Le Miracle de la 34e rue (Miracle on 34th Street) de George Seaton : Susan Walker
1947 : L’Aventure de madame Muir (The Ghost and Mrs. Muir) de Joseph L. Mankiewicz : Anna Muir enfant
1947 : Driftwood d’Allan Dwan : Jenny Hollingsworth
1948 : Bagarre pour une blonde (Scudda Hoo! Scudda Hay!) de F. Hugh Herbert : Bean McGill
1949 : Chicken Every Sunday de George Seaton
1949 : The Green Promise de William D. Russell
1949 : Father Was a Fullback de John M. Stahl
1950 : La flamme qui s’éteint (No sad songs for me) de Rudolph Maté
1950 : Celle de nulle part (Our very own) de David Miller
1950 : Mon cow-boy adoré (Never a dull moment) de George Marshall
1950 : Gare au percepteur (The Jackpot) de Walter Lang
1951 : Ma fille n’est pas un ange (Dear Brat) de William A. Seiter
1951 : La Femme au voile bleu (The Blue Veil) de Curtis Bernhardt
1953 : The Rose Bowl Story de William Beaudine
1952 : Pour vous, mon amour (Just for You) d’Elliott Nugent
1952 : La Star (The Star) de Stuart Heisler
1953 : The Pride of the Family (série télévisée)
1954 : Le Calice d’argent (The Silver Chalice) de Victor Saville : Helena enfant
1955 : Son seul amour (One Desire) de Jerry Hopper

James Dean et Natalie Wood dans La Fureur de vivre (1955).

Dans La Prisonnière du désert (1956).

1955 : La Fureur de vivre (Rebel Without a Cause) de Nicholas Ray : Judy
1956 : La Prisonnière du désert (The Searchers) de John Ford : Debbie Edwards
1956 : A Cry in the Night de Frank Tuttle
1956 : Collines brûlantes (The Burning Hills) de Stuart Heisler
1956 : The Girl He Left Behind (en) de David Butler : Susan
1957 : Bombardier B-52 (Bombers B-52) de Gordon Douglas
1958 : La fureur d’aimer (Marjorie Morningstar) d’Irving Rapper
1958 : Les Diables au soleil (Kings Go Forth) de Delmer Daves : Monique Blair
1960 : Cet homme est un requin (en) (Cash McCall) de Joseph Pevney
1960 : Les Jeunes Loups (All the Fine Young Cannibals) de Michael Anderson : Salome Davis
1961 : La Fièvre dans le sang (Splendor in the Grass) de Elia Kazan : Wilma Dean ‘Deanie’ Loomis
1961 : West Side Story de Jerome Robbins et Robert Wise : Maria
1962 : Gypsy, vénus de Broadway (Gypsy), film de Mervyn LeRoy
1963 : Une certaine rencontre (Love with the Proper Stranger), réalisé par Robert Mulligan
1964 : Une vierge sur canapé (Sex and the Single Girl) de Richard Quine : Helen Gurley Brown
1965 : La Grande Course autour du monde (The Great Race) de Blake Edwards : Maggie DuBois
1965 : Daisy Clover (Inside Daisy Clover), réalisé par Robert Mulligan – Rôle : Daisy Clover
1966 : Propriété interdite (This Property Is Condemned), de Sydney Pollack : Alva Starr
1966 : Les Plaisirs de Pénélope (Penelope) d’Arthur Hiller : Pénélope Elcott
1969 : Bob et Carole et Ted et Alice de Paul Mazursky : Carol Sanders
1973 : The Affair (pour la télévision)
1975 : Peeper de Peter Hyams : Ellen Prender
1976 : Cat on a Hot Tin Roof (pour la télévision)
1979 : Meteor de Ronald Neame
1979 : Hart to Hart (pour la télévision)
1979 : The Cracker Factory (pour la télévision)
1979 : Tant qu’il y aura des hommes (From Here to Eternity) (série télévisée)
1980 : The Memory of Eva Ryker (pour la télévision)
1980 : The Last Married Couple in America
1983 : Brainstorm de Douglas Trumbull : Karen Brace (tourné en 1981 année de sa disparition)

Distinctions

1956 : nomination à l’Oscar de la meilleure actrice pour La Fureur de vivre
1957 : lauréate du Golden Globes de l’actrice débutante la plus prometteuse pour La Fureur de vivre
1958 : nomination au Prix de la meilleure actrice lors des Golden Globes pour La Fureur d’aimer
1958 : nomination au Prix de la star Féminine lors des Golden Globes
1959 : nomination au Prix de la star Féminine lors des Golden Globes
1960 : nomination au Prix de la star Féminine lors des Golden Globes
1961 : nomination au Prix de la star Féminine lors des Golden Globes
1962 : nomination à l’Oscar de la meilleure actrice pour La Fièvre dans le sang
1962 : nomination au Prix de la star Féminine lors des Golden Globes
1962 : nomination au Prix de la meilleure actrice lors des Golden Globes pour La Fièvre dans le sang
1963 : nomination au Prix de la star Féminine lors des Golden Globes
1963 : nomination au Prix de la meilleure actrice lors des Golden Globes pour Gypsy, vénus de Broadway
1963 : nomination au BAFTA de la meilleure actrice pour La Fièvre dans le sang
1963 : nomination au Golden Globes de la meilleure actrice pour La Fièvre dans le sang
1963 : nomination au New York Film Critics Circle Awards de la meilleure actrice pour Une certaine rencontre
1964 : nomination à l’Oscar de la meilleure actrice pour Une certaine rencontre
1964 : nomination au Golden Globes de la meilleure actrice pour Une certaine rencontre
1964 : nomination au Prix de la star Féminine lors des Golden Globes
1964 : lauréate du Prix de la meilleure actrice lors du Mar del Plata Film Festival pour Une certaine rencontre
1965 : nomination au Prix de la star Féminine lors des Golden Globes
1965 : nomination au Prix de la meilleure actrice lors des Golden Globes pour Une vierge sur canapé
1966 : lauréate de la récompense Henrietta Award au Golden Globes
1966 : nomination au Golden Globes de la meilleure actrice pour Daisy Clover
1966 : nomination au Prix de la star Féminine lors des Golden Globes
1967 : nomination au Golden Globes de la meilleure actrice pour Propriété interdite
1967 : nomination au Prix de la star Féminine lors des Golden Globes
1967 : nomination au Prix de la meilleure actrice lors des Golden Globes pour Propriété interdite
1968 : nomination au Prix de la star Féminine lors des Golden Globes
1970 : nomination au Prix de la star Féminine lors des Golden Globes
1971 : nomination au Prix de la star Féminine lors des Golden Globes
1980 : lauréate du Golden Globe de la meilleure actrice dans une série télévisée dramatique pour Tant qu’il y aura des hommes
 1984 : nomination au Saturn Award de la meilleure actrice pour Brainstorm.