Quelques pièces d’or déposées à vos pieds

Parce que l’or est puissant.

Et qu’il est le symbole, plus que tous autres métaux précieux, de richesse, d’opulence, de gloire…Et de beauté.

Qu’il a de tous temps attiré les convoitises, désespérément parfois…

Que certains en ont fait une idole dorée dans une variation éblouissante, que d’autres se sont rués vers lui, et que bien avant certains avaient renié leur foi pour le vénérer tel un Dieu …

Tandis que d’autres bien plus tard, s’en serviraient pour redorer leur blason.

Parce qu’il fascine toujours par sa lumière étincelante et qu’à ce rayonnement, il n’y aura pas de fin…

Il était donc naturel encore de nos jours que les couturiers et les créateurs s’en inspirent pour leurs créations.



Karmen Perdeu pour Numéro


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Dani par Chris Nichols pour Flare Janvier 2012


Sac Louis Vuitton


Cara Delevingne


Sarah Jessica Parler
Sarah Jessica Parler


 

Coco Chanel at Work – Images du passé de l’élégance

Le processus de création d’un couturier est fascinant.

Il suffit d’un papier et d’un crayon d’où naît un croquis.

De ce croquis, naîtra après le choix des tissus et des matières, des pièces découpées. La coupe est un art.

Les pièces assemblées grossièrement par quelques fils blancs, viendront les essayages.

Là, lunettes sur le nez, on jauge, on regarde, on précise, on épingle et on corrige.

Puis, l’on coud, on surfile, on peaufine.

Et naît alors une pièce sublime d’élégance – du sur-mesure ; du Chanel Haute-Couture.

Gabrielle Coco Chanel working on a little black dress 1959.
1962 - Coco at work Chanel fitting by Douglas Kirkland
1962 – Coco at work Chanel fitting by Douglas Kirkland
1959- Chanel surrounded by her favorite models by Willy Rizzo - left to right: Ghislaine Arsac, Marie-Hélène Arnaud, Suzy Parker, Odile de Cröy, Coco Chanel, Paule Rizzo, Mimi d'Arcangues, Gisèle Rosenthal and Paule de Mérindol
1959- Chanel surrounded by her favorite models by Willy Rizzo – left to right: Ghislaine Arsac, Marie-Hélène Arnaud, Suzy Parker, Odile de Cröy, Coco Chanel, Paule Rizzo, Mimi d’Arcangues, Gisèle Rosenthal and Paule de Mérindol
Coco Chanel at work - 1937
Coco Chanel at work – 1937
1959 - Coco Chanel at work by Willy Rizzo
1959 – Coco Chanel at work by Willy Rizzo
Coco Chanel 1958 by Frank Horvat
Coco Chanel 1958 by Frank Horvat

Cet article est dédié à Ma Maman.

 

Fashion Moments in Cannes #4 – Day 4 ~ Salma Ayek, Léo Seydoux, Jessica Chastaing and more …

Avant la montée des marches, il y a les soirées auxquelles on a assisté la veille ainsi que les interviews, les photo-calls etc… Ces moments nous permettent de voir de magnifiques robes ou bien des tenues inappropriées :

Voyons :

Léa Seydoux en parfaite hôtesse de l’air d’une compagnie aérienne de seconde zone prête pour un crash-test en Prada ;

Kate Blanchett sublime dans une Robe Armani Privé ;

Jessica Chastaing, dans un ensemble « blablabla » – très en vogue cette année ;

Jennifer Lawrence, en Dior pour chaque tenue, courant dans un ensemble de foulards, puis nous faisant un remake de « Maman les p’tits bâteaux », puis dans un très élégant ensemble pantalon noir (on remarquera la pochette rappelant la ceinture dorée) puis enfin dans une robe, sous-robe, voile qui hélas est un vrai désastre !!!!

 

Puis, il y a la montée des marches où l’on essaie de se faire beau – les dames mettent leurs plus beaux atours, les hommes se smokent avec élégance. Ce soir était présenté le film « Saint-Laurent » de Bertrand Bonello ; il s’agit du premier film français en compétition :

1989
Une partie de l’équipe du film Saint-Laurent avec de gauche à droite : Gaspard Ulliel, Bertrand Bonello, Aurelie Filippetti (Ministre), Léa Seydoux, une guest, Amira Casar, Jeremie Renier et Aymeline Valade.
  • Salma Hayek en superbe robe rose signée Saint Laurent a brandi une feuille avec la mention #BringBackOurGirls, rejoignant la mobilisation internationale pour la libération des 223 lycéennes enlevées au Nigeria et plus tôt dans la journée elle resplendissait dans une robe noire à impressions rose signée Bottega Veneta  ;
  • Gaspard Ulliel et Aymeline Valade qui tient le rôle de Betty Catroux dans Saint Laurent ;
  • Amira Casar, Léa Seydoux et le réalisateur du film, Bertand Bonello ;
  • Léa Seydoux dans une magnifique robe vert émeraude dotée d’une longue traîne signée Prada et au décolleté plongeant  ;
  • L’immense Helmut Berger qui joue le rôle de Saint Laurent âgé. Une belle idée de Bertrand Bonello pour l’acteur fétiche de Luchino Visconti. On retrouve cette élégance détachée et joyeuse qui font la beauté des grands ;
  • Michel H., en compétition à Cannes cette année avec The Search, un remake du film éponyme de Fred Zinneman de 1948, transposé en en Tchétchénie dont la montée des marches prévue mercredi 21 mai ;
  • Natasha Poly, jeune modèle russe, en robe Oscar de la Renta était très élégante et charmante ;
  • Isabeli Fontana, autre top du team L’Oréal Paris, élégante dans sa robe jaune signée Tufi Duek ;
  • Eva Longoria en robe Gabriela Cadena de retour sur la Croisette ;
  • Monsieur Michel Piccoli et son épouse Ludivine Clerc – absolument divine dans une robe longue près du corps en soie imprimée – l’élégance à l’état pur ;
  • Arrivée de Jessica Chastain, en robe Atelier Versace pour la projection du film The Disappearence of Eleanor Rigby de Ned Benson, présenté dans la section Un Certain Regard et dont l’histoire est celle d’un couple en crise raconté des deux points de vue, par lui, puis par elle. Ce long-métrage est également co-produit par l’actrice ;
  • L’acteur écossais James McAvoy (Reviens-moi, Le Dernier Roi d’Écosse) qui interprète l’époux de Jessica Chastain dans le film ;
  • Jessica Chastain et James McAvoy dans un slow langoureux ; 
  • La jeune actrice américaine Jess Weixter, également au casting du film était magnifique dans robe assez originale noir et blanc.

 

 

Malheureusement, il y a ceux qui n’ont pas su faire preuve d’élégance :

  •  Sofia Coppola est venue accompagnée de son époux de chanteur, Thomas Mars, tous les deux totalement dégingandés ;
  • Amira Casar qui interprète Anne-Marie Muñoz, la directrice de studio haute-couture de la maison Yves Saint Laurent pourtant en Chanel haute-couture portait une robe noire qui malheureusement ne la mettait pas en valeur ; 
  • Jean Paul Gaultier accompagné de la réalisatrice Tonie Marshall n’avaient l’air de rien – trop de cuir, tue le cuir ;
  • Rossy de Palma – sans commentaire ;
  • Frédérique Bel – mais c’est qui celle-là ?! en John Galliano pour Dior ressemblant à Xena la Guerrière ; 
  • Le distributeur et coproducteur du film, Luc Besson, avec son épous(e) Virginie.

Et pour conclure cette série : la Meringue du Jour

En la personne de Freida Pinto qui a sorti le grand jeu avec sa robe Michael Kors – certains aimeront, d’autres pas !

Ouverture des Collections Prêt-à-Porter à Paris ou le sens des mots

Après la Fashion Week Haute Couture de janvier dernier (oui, c’est de plus en plus difficile de s’y retrouver), qui a rassemblé une poignée de privilégiés à Paris autour des collections printemps-été 2014, c’est maintenant à Paris, que se déroule depuis le 25 février dernier et ce, jusqu’au 5 mars prochain, la « Fashion Week » présentant les collections prêt-à-porter de l’automne-hiver 2014-2015 après, par ordre chronologique, New York, Londres et Milan.

Comment disait-on avant pour parler de la semaine des collections ?! La période des défilés haute-couture, la période des défilés « prêt-à-porter » ?  La semaine des défilés ? L’appellation américaine a pris le pas sur le vocable français depuis quelques années et s’est étendue à travers le monde entier ! Ce qui est un comble particulièrement pour la France puisque Paris a toujours été considérée comme étant la capitale de la mode là, où tout se faisait, où tout naissait. Les mots ont un sens ; en cela la généralisation de cette expression américaine est assez probante ; et je le regrette.

J’ai réalisé cette composition en l’honneur de notre pays et pour célébrer l’ouverture des collections à Paris.

La Robe est de Paule Ka, maison française dont j’ai déjà parlé et dont le créateur Serge Cajfinger a le mérite de maintenir à travers le monde un esprit chic parisien que j’adore.

Un article à venir sur sa collection – Printemps/Eté 2014.

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Une « petite main » de confection ?

Totalement obsédée par cette photo.

Une main usée par le temps et l’ouvrage qui touche et caresse les étoffes et les jauge à l’aune de son savoir-faire …

C’est beau et émouvant.

Une femme, une robe, un lévrier – un rêve

Franck Sorbier, Créateur Français de Haute-Couture.

 

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Défilé Haute-Couture – Christian Dior Printemps/Eté 2012 « Le retour de l’élégance Dior »

Comme dans les grandes années des premiers Défilés Haute-Couture des Grandes Maisons françaises, cette année Christian Dior a décidé de présenter sa collection dans ses salons couture, avenue Montaigne.

Ce qui convient parfaitement à sa brillante collection, très années 50/60 à l’ultra chic parisien qui lui a accordé un petit goût suranné de Madeleine qui lui convenait parfaitement.

Le créateur Bill Gaytten qui a créé cette collection pour la maison Dior l’a fait avec un réel talent et en a fait un véritable ravissement.

Pour voir un extrait du défilé de la collection, je vous invite à nous rejoindre sur FashLmJ la page fan d’OeDansLo sur Facebook soit en likant à l’aide du module figurant sur les toutes les pages du blog ou en cliquant ici.

Sur la chanson de Lana Del Ray « Born to die », ces jeunes femmes défilent avec grande élégance dans des robes toutes plus féminines et délicates les unes que les autres.

Et ce retour aux sources de ce que fut le grand et célébre Christian Dior apporté par le nouveau créateur n’est pas pour nous déplaire – le calme semble retrouvé après la tempête grace au travail de Bill Gaytten qui fut pendant des années le bras droit de John Galliano, fût-ce le gauche, en aurait-il été autrement ?

Depuis le départ de John Galliano et tout le scandale qui en fut la conséquence,  il y a presque un an  de cela déjà, Bill Gaytten a réalisé sa mission on ne peut plus délicate avec le devoir de répondre à des impératifs fluctuants et le souci  permanent de se voir remplacé d’un jour à l’autre par un nouveau candidat ; ce qui ne sont guère les conditions idéales pour construire une collection.

Pari tenu, cependant – et on ne peut que lui reconnaître bien du talent et un certain nombre de qualités personnelles, car la collection qu’il a créée est pour moi une réussite totale et a prouvé combien le président de Dior Couture, Sidney Toledano, sa directrice générale, Delphine Arnault, et lui-même, on été en mesure de nous présenter une collection de la concorde, non seulement ravissante, mais 100% Christian Dior.

 

Voici toutes les images du défilé. Pour les voir en Diaporama, il vous suffit de cliquer sur une photo – la première par exemple – et ensuite de faire défiler les images.

Que de charme et de légèreté dans ces robes courtes, longues, ensembles, avec de beaux jeux de transparence, de la fraîcheur, de l’élégance pure et simple. Et des mannequins à la hauteur de l’enjeu totalement en phase avec le style de la collection, le style de la maison Dior.

Jamais la phrase de Monsieur Christian Dior, brodée, comme manuscrite, à l’ourlet d’une grande jupe à l’ampleur 1950 en organdi, n’a sonné aussi juste :

«L’élégance doit être un équilibre de simplicité, d’attention, de naturel et de distinction.»

« Oeil de biche, mine fraîche et carré souple, ces filles portent du Dior l’air de rien, avec un naturel qui manquait dernièrement à la griffe. La jupe stylo en pied-de-poule rouge vif, la veste au drapé asymétrique en crocodile noir sur jupe assortie, les grands volumes du soir en tulle noir et blanc paraissent aller de soi. La transparence est omniprésente mais elle demeure suggestive. Les broderies, elles aussi en sourdine, voilées, quadrillant de paillettes noires une robe blanche presque « simple », ou déployées en éclat mauve au bas d’une jupe, n’en font jamais trop, laissant la place au vêtement, à la coupe et, mieux, à la femme qui les porte. Ce murmure textile fait un bien fou à Dior qui, avec cette collection, réconcilie son public et assume avec grâce une certaine philosophie de la discrétion. » [Virginie Mouzat]

The Dior logo
The Dior logo (Photo credit: Wikipedia)

Je vous conseille vivement un article très bien fait sur le site de Gala qui relate la vie de ce grand Monsieur que fût Christian Dior et chez qui ne l’oublions pas, Yves Saint-Laurent a fait ses premiers pas ! Il n’y a guère de meilleur école qui soit.

Et si on dansait la « Paule Ka » ?

Serge Cajfinger

Serge Cajfinger est un créateur de mode français.

Né en 1955 et originaire de Lille, il passe une grande partie de son enfance au Brésil avant de revenir sur sa terre natale à l’adolescence.

« On n’est pas maître de soi à 14 ans. Ça a été dur. Le ciel gris, les couleurs différentes, la luminosité plus faible … Je me suis encore plus plongé dans les vêtements. »

Il faut le reconnaître, son destin était un peu cousu de fil blanc : son père était directeur de la filiale brésilienne de la Lainière de Roubaix.

« Ma vie est partie d’un rêve. Je voulais créer des vêtements et avoir des boutiques partout ! J’ai retrouvé récemment dans les affaires de ma grand-mère un mot qui disait à mon propos : « Il a neuf ans et dans la rue, il ne fait que regarder comment sont habillés les gens. » »

Rêve exaucé. Serge Cajfinger a sa griffe, Paule Ka.

C’est dans la ville de Lille qu’il commence à travailler pour Yves Saint Laurent, un couturier qu’il admire beaucoup. Mais le jeune styliste rêve de voler de ses propres ailes et ouvre avec sa mère et sa tante Paule, rue du Sec-Arembault à Lille, une boutique multimarques durant l’année 1974 déjà baptisée Paule KA.

Il s’agit d’un magasin qui regroupe tout un panel de marques qui accompagnera l’ascension des futurs grands : d’Azzedine Alaïa à Montana en passant par Thierry Mugler et Kenzo.

Cette passerelle entre le rêve des defilés parisiens et la complicité des clientes côtoyées au quotidien aiguise sa conscience du corps et des envies des femmes.

« Quand j’ai eu trente ans, je suis reparti au Brésil. Et puis je me suis dit que la mode, c’était à Paris que ça se passait. »

Il revient don en France. Et c’est à Paris, en 1987, qu’il il sort sa griffe avec ses propres créations cette fois. Simplicité. Élégance. Vêtements bicolores.

Intitulée « Paule Ka » et située dans le quartier du Marais, la marque se fait rapidement connaître auprès de la gent féminine, vivement séduite par la petite robe noire qui fera la notoriété de Paule Ka.

Rapidement les codes s’installent : le noir et le blanc, une approche picturale de la couleur qui évolue au fil des saisons, de flash monochromes en tons poudrés, les coupes décalées, le tailleur, le noeud, l’organza et les fameuses robes noires, l’un des musts maison depuis 20 ans dans un sens du trait et du volume en mouvement.

Serge Cajfinger élabore des collections élégantes à partir de matériaux très nobles. Avec toujours cette façon de casser les académismes et de jouer les contrastes, la rondeur et la géométrie, l’humour et la séduction, la rigueur des coupes et les détails décalés, à l’image des souliers-sculptures désormais attendus à chaque collection.

Une façon de capter l’air du temps sans en être victime qu’illustrent aussi les accessoires, du panier créé en 1995 et décliné chaque saison. Encore un hommage à la belle Audrey Hepburn qui en portait avec son vison au Cabas Ka, en passant pas le Kaprice, dernier-né des it-bags de la Maison.

Ci-dessous, la collection Paule Ka Printemps-Eté 2012 et quelques photos de son créateur

Les photos à voir en diaporama, image par image, par une simple clic sur l’une d’elles.

Aujourd’hui, il aime décliner ce qui a fait son succès aux bijoux ou aux tenues de petites filles en rêvant, encore, de lingerie et de parfum.

«Je n’ai jamais eu autant d’idées que maintenant. Quand on a une certaine liberté, quand on n’est pas dans l’ego, on reste ouvert.»

Il n’y a que la mode masculine qui lui résiste.

« Les hommes ne m’inspirent pas. Moi, je m’habille toujours de la même façon, avec un jean et un haut noir ou bleu marine ! »

Serge Cajfinger vit à Paris et revient rarement dans le Nord. Il fait parfois un aller-retour pour déjeuner avec des amis qui viennent plus souvent lui rendre visite dans la capitale. « Les amitiés qu’on se fait dans le Nord, c’est pour la vie ! »

Son équilibre, il le trouve au Brésil, mais aussi dans le yoga et la méditation.

« Ça n’aide pas mon ego : dans le milieu de la mode, ça le sauve ! Mon livre de chevet depuis 20 ans, c’est celui du dalaï lama.»

Il se passionne aussi pour l’architecture : «J’adore ça. Chez moi, j’ai plus de livres d’architecture que de mode. En fait, j’aime construire. Que ce soit des vêtements, des bâtiments… ou ma vie.»

Avec l’ouverture en 2007 du siège et du flagship Paule Ka au 223, rue saint-Honoré, la marque connaît aujourd’hui un succès fulgurant avec plus de 350 points de vente qui distribuent la marque à travers le monde, auxquels viennent de s’ajouter les nouvelles boutiques de Cannes, Maastricht, Dubaï et Singapour.

Vous l’aurez compris, OeDansLo adore la « PauleKa » ! Elle est entrée dans la danse et adore former un couple avec Serge Cajfinger grâce à une pièce vintage qu’elle possède depuis peu…

En serait-elle même tombée amoureuse ?

C’est en effet une possibilité qu’il ne faut pas écarter !