Antonin Artaud ou l’incompréhension

« Nul n’a jamais écrit ou peint, sculpté, modelé, construit, inventé, que pour sortir en fait de l’enfer. » Antonin Artaud

La Ligne Rouge

Au delà du vent et des tempéraments,
La ligne fixe bouge.

Elle agrée le silence,
Elle perfidie le bruit.

Au son perçant du vent,
Le soleil devient rouge,
Sang.

Sans cesse, mais sans tristesse,
La reine du temps devient fruit.
De la passion, de l’émotion.

Qui est ce chacal ?
Qui se nourrit du sang des petites filles ?
Quel est ce transport banal,
Car refroidit pas les temps anciens,
Et qui part de loin,
Et ne mène à rien !

Ne pas le savoir est aussi bien.
Vivre l’attente est l’épuisement.

Le cou murmure à mon oreille,
Des paroles qui virevoltent,
Comme abeilles au miel.

Sang, sang, sang,
Sans arrêt du temps passant.
Car au delà du vent et des tempéraments,
La ligne fixe bouge.

Rouge, bouche,
Baiser,
Touche le cœur,
Et meurt ….

[Laure-Myriam Jouili]

2 réflexions sur “Antonin Artaud ou l’incompréhension

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