Robert Lamoureux

[Magazine] Disparition de Robert Lamoureux

Figure d’un certain comique populaire, Robert Lamoureux est décédé ce samedi à l’âge de 91 ans. Humoriste, comédien de théâtre et de cinéma, il était également le réalisateur de la série “La 7e compagnie”.

Robert Lamoureux

Les jeunes connaissent mal Robert Lamoureux qui vient de mourir à l’âge de 91 ans. Ils ne se doutent pas que tous les comiques aujourd’hui célèbres lui doivent quelque chose : Coluche ou Jean Marie Bigard qui, d’ailleurs, lui voue un véritable culte. Au début des années 50, il impose son personnage : un titi gouailleur, insolent, au débit saccadé, dont les sketches semblent s’improviser sans cesse, au gré de sa fantaisie Le succès de « Papa, maman, la bonne et moi » – l’histoire d’une famille de Français très moyens – est tel que le sketch devient un film, puis deux : car, au grand désespoir de ses parents bien pensants, le héros finit par épouser la bonne dans Papa, maman, la bonne et moi   ! C’est un triomphe …

Il est le premier à oser, au théâtre, jouer du Guitry en reprenant un rôle créé par Sacha. Aux côtés de Danielle Darrieux et de Louis de Funès (quelle distribution !), il joue dans Faisons un rêve. Il y est étourdissant : avec lui, le fameux monologue du deuxième acte devient un moment irrésistible : du burlesque déchaîné à l’état pur…Il retrouve Guitry au cinéma pour un sketch de La Vie à deux (toujours avec Danielle Darrieux). Il incarne, aussi, Arsène Lupin dans deux films de Jacques Becker et Yves Robert. Mais il faudra attendre 1977 pour le voir, enfin, dans un vrai bon film. C’est son admirateur de toujours, Michel Deville, qui le lui offre. L’Apprenti salaud, hélas, est bide total …

Le succès, Robert Lamoureux va le connaître, de longues années, avec des pièces de boulevard efficaces et faciles (La Soupière, Le Charlatan, La Taupe). Et aussi avec des films devenus cultes, qui continuent, lors de chaque diffusion télé, à enthousiasmer les foules : Opération Lady MarlèneImpossible…pas français et, surtout, sa « trilogie « militaire : Mais ou est donc passée la 7e Compagnie (1973), On a retrouvé la 7e Compagnie (1975), La 7e Compagnie au clair de lune (1977).
Sur le tournage du Jour des rois de Marie-Claude Treilhou (1991), il avait, comme dans Faisons un rêve, un monologue. Il y était si drôle et si émouvant qu’après la première prise, tous les techniciens, subjugués, avaient éclaté en applaudissements… C’était, en effet, un très grand acteur.
Le Canard n’est plus vivant … il a fini par mourir !

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