Les Photos du Soir | Tutus, Voiles, pointes et Camélias


J’inaugure ce soir une nouvelle rubrique qui s’intitulera « Les Photos du Soir ».

Il s’agira pour moi de partager quelques photos sur un thème, une atmosphère, une certaine logique, une cohérence.

Une variation.

Celle-ci sera forcément liée à mon humeur, mes envies, mes découvertes, mon état d’esprit.

Elles seront parfois publiées telles quelles, à d’autres elles pourront s’accompagner d’un texte improvisé.

Quelques images donc pour nourrir vos rêves de la nuit …















 

Quelques mots sur Léonard Cohen



La nouvelle devait tomber. Elle était inéluctable, un jour ou l’autre, forcément ;  mais le plus tard possible, évidemment.

Mais voilà, la réalité à dépassé nos rêves d’immortalité et Léonard Cohen s’en est allé cette nuit, rejoindre sa bien-aimée pour lui chanter de nouvelles mélodies et danser avec elle des valses sans pareilles.

C’est toujours étonnant combien la mort de quelqu’un peut toujours et à ce point nous surprendre alors que de toutes choses c’est bien la plus évidente qui soit.

Mais on vit. On n’y pense pas. On oublie qu’elle est là. On est frappé. On ne s’y attendait pas.

Parfois cependant, elle se présente poliment s’annonçant pour les jours prochains. À d’autres moments, elle arrivera sans prévenir, sans avoir laissé présager son arrivée.

Quand des monstres sacrés s’en vont, quand des artistes doués au point d’avoir influencé toute une génération de chanteurs et de musiciens et d’avoir touché profondément ceux qui l’ont aimé et admiré, c’est toujours un peu de notre temps qui s’en va. Une part de notre histoire. Individuelle et commune.

C’est un peu d’humanité qui cette nuit nous a quittés.

J’ai voulu ce soir écrire ces quelques mots qui se sont improvisés les uns après les autres pour marquer ma tristesse à la nouvelle de son départ et témoigner de mon émotion sincère.

Il ressemblait un peu à mon Père.

Dans les prochains jours, j’écrirai un article plus complet sur Monsieur Léonard Cohen, documenté et illustré de photos, de vidéos et d’anecdotes sur sa vie et son processus de création ; parce que c’est important pour de le faire pour celui qui fut pour moi comme un Papa.

Requiescat in pace !

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11 Novembre 1918 ~ Hommage à nos Héros – Littérature et Cinéma

Cette photographie a été prise après la signature de l’armistice à la sortie du « wagon de l’Armistice » du train d’État-Major du maréchal Ferdinand Foch (deuxième à partir de la droite)

L’armistice de 1918, signé le 11 novembre 1918 à 5h15 du matin marqua la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l’Allemagne.

Le cessez-le-feu fut effectif à onze heures, entraînant dans l’ensemble de la France des volées de cloches et des sonneries de clairons annonçant la fin d’une guerre qui fit plus de 18 millions de morts et des millions d’invalides ou de mutilés. Les généraux allemands et alliés se réunirent à l’intérieur du wagon-restaurant aménagé spécialement à cet effet et provenant du train d’État-Major du Maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne.

Plus tard, en 1919, à Versailles, sera signé le traité de Versailles. »

[Source : Wikipédia]

Nous avons tous vécu cette période d’une manière ou d’une autre par la transmission de nos instituteurs et de nos professeurs, par nos parents et nos grand-parents, qui avaient à cœur de faire de nous, leurs élèves, leurs enfants, des adultes qui se souviennent, qui se rappellent et qui n’oublient pas en nous inculquant le goût du savoir, le goût de la recherche, l’extrême don qu’est la curiosité de l’esprit.

C’était un autre temps …

La littérature, immortelle, est là pour nous raconter ce que fut « la grande guerre », une boucherie intolérable que l’on aurait souhaité ne jamais connaître, ni se perpétuer, mais l’homme est un guerrier sanguinaire depuis la nuit des temps.

J’ai en mémoire, certains passages d’Au Plaisir de Dieu, de Jean d’Ormesson : « Aucun de nous n’est rien d’autre que ce que le monde autour de lui a décidé qu’il est. »

Roman qui relate aussi le départ des fils de la famille « Plessis-Vaudreuil » pour le front et leur « mort au combat » sous fond de clairon … passage émouvant s’il en est dans le deuxième épisode du feuilleton réalisé par Robert Mazoyer.

Les Thibault de Roger Martin du Gard, chef d’oeuvre absolu dont le dernier volume « L’été 14 » ne peut se lire que paragraphe par paragraphe, tant l’émotion y est intense, particulièrement s’agissant de « L’épilogue » ; le journal tenu par le docteur Antoine Thibault est une merveille d’écriture, d’honnêteté et de vérité d’un homme face à la mort. À mesure que passent les jours et que novembre 1918 arrive, gazé, il s’épuise et il écrit de moins en moins : ses derniers mots sont des râles pleins d’une lucidité douloureuse. Ces quelques lignes m’ont marquée à jamais et sont à elles seules un bijou de la littérature française.

Quant à la filmographie, jamais ne me quittera le film de Bertrand Tavernier « Capitaine Conan » adapté du roman éponyme de Roger Vercel  qui reçu le Prix Goncourt en 1934.

À la tête d’une cinquantaine de soldats héroïques, sortis pour la plupart des prisons militaires, Conan, joué par un Philippe Torreton absolument remarquable – son plus grand rôle ?! – est un personnage à nul autre pareil, un guerrier que rien n’effraie, se jetant corps et âme dans la bataille après avoir quitté sa tranchée. C’est au couteau qu’il tue ! Le combat à main nue … le combat des braves ! C’est ainsi qu’il ne peut que mépriser l’armée régulière et les officiers d’active, ceux qu’il appelle des « soldats », alors qu’il se considère, lui, comme un « guerrier ».

Franc-tireur, refusant toute autorité, il n’a d’estime que pour Scève joué par Bernard Le Coq, aristocrate ayant tourné le dos à ses privilèges pour s’engager dans l’infanterie, un Bernard Le Coq, fabuleux ! Il est également proche de Norbert joué par Samuel Le Bihan, jeune licencié en Lettres, dont il apprécie la droiture et la morale.

En voici un extrait :

Tant d’autres films tels que La Vie et rien d’autre de Bertrand Tavernier, encore, avec Philippe Noiret et Sabine Azéma, La Grande Illusion de Jean Renoir, bien évidemment, avec Jean Gabin, Dita Parlo, Pierre Fresnay me viennent à l’esprit …

Et une pensée toute particulière pour les tirailleurs nord-africains qui appartenaient à l’Armée d’Afrique (Tirailleurs algériens, Tirailleurs tunisiens, Tirailleurs marocains), ainsi que pour les Tirailleurs  Sénégalais qui bien que leur recrutement ne se soit pas limité au Sénégal fut le lieu où se forma en 1857 le premier régiment de tirailleurs africains, ces unités d’infanterie désignant l’ensemble des soldats africains de couleur noire qui se sont battues sous le drapeau français.

A tous ces hommes, je rends hommage aujourd’hui ; ils furent purement et simplement des HEROS !

Et comme dans notre pays, tout se célèbre toujours par des chansons ou des chants patriotiques, je vous propose d’écouter « Verdun ! On ne passe pas », écrit en 1916 par Eugène Joullot et Jack Cazol sur une musique de René Mercier, puis d’en lire les paroles magnifiques.

Un aigle noir a plané sur la ville,
Il a juré d’être victorieux,
De tous côtés, les corbeaux se faufilent
Dans les sillons et dans les chemins creux.
Mais tout à coup, le coq gaulois claironne :
Cocorico, debout petits soldats !
Le soleil luit, partout le canon tonne,
Jeunes héros, voici le grand combat.

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas…
Plus de morgue, plus d’arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C’est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais.

Les ennemis s’avancent avec rage,
Énorme flot d’un vivant océan,
Semant la mort partout sur son passage,
Ivres de bruit, de carnage et de sang ;
Ils vont passer… quand relevant la tête,
Un officier dans un suprême effort,
Quoique mourant, crie : À la baïonnette
Hardi les gars, debout ! Debout les morts !

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas…
Plus de morgue, plus d’arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C’est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais !

Mais nos enfants, dans un élan sublime,
Se sont dressés ; et bientôt l’aigle noir,
La rage au cœur impuissant en son crime,
Vit disparaître son suprême espoir.
Les vils corbeaux devant l’âme française
Tombent sanglants, c’est le dernier combat
Pendant que nous chantons la Marseillaise,
Les assassins fuient devant les soldats.

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas…
Plus de morgue, plus d’arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C’est ici la porte de France, 

Et vous ne passerez jamais !



Cliquez sur une des photos pour faire défiler le diaporama.

Quelques pièces d’or déposées à vos pieds

Parce que l’or est puissant.

Et qu’il est le symbole, plus que tous autres métaux précieux, de richesse, d’opulence, de gloire…Et de beauté.

Qu’il a de tous temps attiré les convoitises, désespérément parfois…

Que certains en ont fait une idole dorée dans une variation éblouissante, que d’autres se sont rués vers lui, et que bien avant certains avaient renié leur foi pour le vénérer tel un Dieu …

Tandis que d’autres bien plus tard, s’en serviraient pour redorer leur blason.

Parce qu’il fascine toujours par sa lumière étincelante et qu’à ce rayonnement, il n’y aura pas de fin…

Il était donc naturel encore de nos jours que les couturiers et les créateurs s’en inspirent pour leurs créations.



Karmen Perdeu pour Numéro



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Dani par Chris Nichols pour Flare Janvier 2012



Sac Louis Vuitton



Cara Delevingne



Sarah Jessica Parler

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