Deux Légendes sur le port d’Amsterdam – Brel et Bowie

Port Of Amsterdam is a song written by Jacques Brel and Mort Shuman.

 

Performed here by David Bowie. It is from the album Pin Ups in 1973.

Twiggy & David Bowie – Pochette de l’album Pin Ups – 1973

Petite anecdote : pour sa dernière séance photos, la mannequin britannique, oh combien célèbre, Twiggy, posait aux côtés de David Bowie pour la couverture de l’album Pin Ups du chanteur, album de reprises constituant un hommage aux musiciens qui ont influencé sa carrière.

D’où "The Port of Amsteradm" …. D’où Jacques Brel.

In the port of Amsterdam
There’s a sailor who sings
Of the dreams that he brings
From the wide open sea
In the port of Amsterdam
There’s a sailor who sleeps
While the river bank weeps
To the old willow tree

In the port of Amsterdam
There’s a sailor who dies
Full of beer, full of cries
In a drunken town fight
In the port of Amsterdam
There’s a sailor who’s born
On a hot muggy morn
By the dawn’s early light

In the port of Amsterdam
Where the sailors all meet
There’s a sailor who eats
Only fish heads and tails
And he’ll show you his teeth
That have rotted too soon
That can haul up the sails
That can swallow the moon

And he yells to the cook
With his arms open wide
"Hey, bring me more fish
Throw it down by my side"
And he wants so to belch
But he’s too full to try
So he stands up and laughs
And he zips up his fly

In the port of Amsterdam
You can see sailors dance
Paunches bursting their pants
Grinding women to porch
They’ve forgotten the tune
That their whiskey voice croaked
Splitting the night
With the roar of their jokes
And they turn and they dance
And they laugh and they lust
Till the rancid sound of the accordion bursts
And then out of the night
With their pride in their pants
And the sluts that they tow
Underneath the street lamps

In the port of Amsterdam
There’s a sailor who drinks
And he drinks and he drinks
And he drinks once again
He’ll drink to the health
Of the whores of Amsterdam
Who’ve given their bodies
To a thousand other men
Yeah, they’ve bargained their virtue
Their goodness all gone
For a few dirty coins
Well he just can’t go on
Throws his nose to the sky
And he aims it up above
And he pisses like I cry
On the unfaithful love

In the port of Amsterdam
In the port of Amsterdam

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Jacques Brel ….

Dans le port d`Amsterdam
Y a des marins qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d`Amsterdam
Dans le port d`Amsterdam
Y a des marins qui dorment
Comme des oriflammes
Le long des berges mornes
Dans le port d`Amsterdam
Y a des marins qui meurent
Pleins de bière et de drames
Aux premières lueurs
Mais dans le port d`Amsterdam
Y a des marins qui naissent
Dans la chaleur épaisse
Des langueurs océanes

Dans le port d`Amsterdam
Y a des marins qui mangent
Sur des nappes trop blanches
Des poissons ruisselants
Ils vous montrent des dents
A croquer la fortune
A décroisser la lune
A bouffer des haubans
Et ça sent la morue
Jusque dans le coeur des frites
Que leurs grosses mains invitent
A revenir en plus
Puis se lèvent en riant
Dans un bruit de tempête
Referment leur braguette
Et sortent en rotant

Dans le port d`Amsterdam
Y a des marins qui dansent
En se frottant la panse
Sur la panse des femmes
Et ils tournent et ils dansent
Comme des soleils crachés
Dans le son déchiré
D`un accordéon rance
Ils se tordent le cou
Pour mieux s`entendre rire
Jusqu`à ce que tout à coup
L`accordéon expire
Alors le geste grave
Alors le regard fier
Ils ramènent leur batave
Jusqu`en pleine lumière

Dans le port d`Amsterdam
Y a des marins qui boivent
Et qui boivent et reboivent
Et qui reboivent encore
Ils boivent à la santé
Des putains d`Amsterdam
De Hambourg ou d`ailleurs
Enfin ils boivent aux dames
Qui leur donnent leur joli corps
Qui leur donnent leur vertu
Pour une pièce en or
Et quand ils ont bien bu
Se plantent le nez au ciel
Se mouchent dans les étoiles
Et ils pissent comme je pleure
Sur les femmes infidèles
Dans le port d`Amsterdam
Dans le port d`Amsterdam.

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Pas de comparaison.

Deux versions par deux Immenses Chanteurs et Comédiens, l’un et l’autre, d’une chanson mythique qui prend aux tripes ! Et si beaux, tous les deux …

Deux grands éternels … Hommage.

Cet article est dédié à tous les fous de musique, de chansons, de Brel et de Bowie.

10

5 réflexions sur “Deux Légendes sur le port d’Amsterdam – Brel et Bowie

  1. Un délire un délire !!! Une grande ovation… Je viens de me prendre deux fois le Port d’Amsterdam en plein coeur, des embruns plein l’âme et de la fumée plein les mirettes.. Etait ce elle qui m’a fait pleurer les yeux…??? <3 Merci encore

  2. J’avoue avoir toujours eu un peu de mal avec Brel. Bowie me fait redécouvrir cette chanson. Rencontre inattendue et croisement étonnant. Du très grand Bowie en tout cas.

    • Je suis ravie de cette belle rencontre effectuée ce matin … grâce à ce petit article qui a fait tant parler en d’autres lieux – et pas pour les bonnes raisons …

      L’un de mes buts est atteint ; j’en suis heureuse !

      Bowie peut tout chanter !

      Et Brel, Brel, Brel … quel homme c’était !

  3. C’était un soir à Belfast, une amie me faisait découvrir la ville et ses hauts lieux. Nous entrâmes dans un petit pub assez typique , tout en bois et bas de plafond. Devant le comptoir se tenait une scène avec quelques instruments. Alors que nous bavardions et que j’appréciais une guinness bien servie, un homme à mes côtés vint engager la conversation. C’était "une gueule", un vieux marin, le visage buriné et de petits yeux bleu clair et brillants. On commençait à échanger quelques mots lorsqu’il me questionna sur mes origines. Je répondis que j’étais français et que j’avais grandi à Antibes. Ma réponse provoqua une joie soudaine; Il adorait la culture française et avait travaillé sur le port d’Antibes. Nous voici l’un et l’autre à palabrer sur des sujets qui nous tenaient à coeur et autour de quelques verres. Mon amie était subjuguée par la scène.
    Et puis à raconter ces histoires de port, de chanson française et avec la sympathie qui émanait de cette improbable rencontre, il me dit: "Je vais chanter une chanson pour toi". Et en anglais, il se mit à chanter Amsterdam.
    Le pub se tut soudainement pour laisser place à la voix du vieil homme. C’était une voix chaude et vibrante qu’il portait et posait magnifiquement comme on sait le faire dans la tradition irlandaise. Mais là, le vécu et l’émotion de l’homme transportait réellement cette chanson que j’avais maintes fois entendue (je connaissais également l’interprétation de Bowie). Il me fallu m’accrocher à mon verre et tenir mon coude bien campé sur le comptoir pour ne pas défaillir et masquer tant bien que mal l’émotion qui m’envahissait malgré mes yeux éloquents pour qui les aurait regardé. A la fin du morceau, le patron du pub vint poliment lui demander de ne pas en chanter une autre, par respect pour le groupe qui allait se produire sur scène…
    Aujourd’hui encore, cet instant est vif d’émotions et, je tiens cette rencontre et ce moment comme un de mes plus beaux souvenirs. Et il m’est difficile d’écouter une de ces versions sans pouvoir y retrouver la beauté et la force exaltées qui se dégageaient du chant de cet homme. Cela n’enlève en rien le respect et l’admiration que j’ai pour Brel et Bowie mais j’ai eu cette chance, un soir, de rencontrer cette homme qui m’accorda la plus belles des interprétations.

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